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qui luy avoient dict qu'il suflisoit de presenter led. vidimus. Et sur ce que luy a esté demandé quelz Conseillers c'estoient, lesquelz n'ont acoustumé
S DU BUREAU                                       [i553]
donner conseil des affaires de lad. Ville sinon es Assemblées où ilz estoient appelez, a dict qu'il n'en avoit comunicqué que à l'un desd. Conseillers -1'.
CCLXII. — Lettres escriptes de par la Ville à Monseigneur l'Admiral.
io mai 1553. (B fol. lia r°.)
Monseigneur, "Nous envoyons vers vous ce porteur, l'un de noz Officiers'2', affin de vous fere entendre la diligence que nous avons faicte de recouvrer des fascines pour noz rempars et contrescarpes dont nous avons fort grand besoing; mais au moyen que le temps des Couppes expirent le quinziesme jour de ce moys et que, en toutes les ventes des boys taillis qui ont esté faictes es environs de lad. ville, ne se trouvent aucuns boys propres pour y employer de la fourni­ture et moison dont lesd, facines doibvent estre, sinon quelques boys appartenans aux religieuses de Poissy*3', estans en la forest de Senart'4', nous avons envoyé vers elles ce present porteur, qui nous a ap­porté leur responce telle qu'il vous plaira veoir : par laquelle ilz disent ne voulloir vendre leurd, boys,
combien qu'ilz l'ayent exposé en vente, et qu'elles ne peuvent souffrir aucun dommage estant couppé à la fin de ce moys; à quoy vous vous pourrez, s'il vous plaist, pour obvier au retardement dud. œuvre, trés bien pourveoir.
"Au demeurant, nous vous voullons bien advertir que noz fortifications sont bien encommencées, et esperons que les choses se parachèveront encores mieulx, quand il aura pleu au Roy et à vous les venir veoir et visiter, qui ne sera sy tost que nous desirons.
"Monseigneur, nous prirons nostre Createur qu'il vous doint sa grace et en santé bonne vie et longue.
"A Paris, le x° May 1553.
"Voz trés humbles obéissans serviteurs,
" Les Prevost des Marchans et Eschevins de Paris. "
CCLXIII. — Lettres de Mons1- l'Admiral.
ii mai i553. (B fol. i42 v°.)
9 mai. "Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins, j'ay receu vostre lettre du ive de ce moys en responce à celle par laquelle je vous avoys mandé<5' que vous feissiez publier laquelle maçonnerye de vos ouvrages estoit à bailler au premier mardi d'après la Penthe-coste, vous excusans de ce faire pour n'estre encores voz taxes et cotisations parachevées à lever les de­niers necessaires pour faire besongner à lad.maçon­nerye : pour laquelle raison vous ne debvez différer de faire faire lad. publication, car encores que voz deniers ne soient prestz aud. temps pour mettre les entrepreneurs en besongné, au moings ce pendant vous pourrez arrester avec eulx le temps d'y venir besongner et le pris de leur faire quelque advance
selon le moyen que vous en aurez pour faire leurs preparatifz. Par quoy, ne faillez de faire faire lesd, publications comme je les ay aussy faict fere par toute ceste province de Picardye, non seullement par les villes principalles de mon gouvernement, venant icy : ce qui est ce que je vous en diray pour ceste heure, après avoir [prié] Dieu, Messieurs les Prévôts et Eschevins, qu'il vous ayt en sa garde.
"De La Fere sur Oyse, le ixejour de May 1553'0'.
k Vostre bon amy,
Chastillon."
Et à la subscription desd, lettres est escript : Lettres de Monseigneur l'Admirai à Messieurs les Pre­vost des Marchans et Eschevins dc la Ville de Paris. Receues le xie jour de May.
<■) C'est sans doute le méme personnage qui est visé dans le procès-verbal du 2 5 mai, où Robert Des Prez déclare qu'il a baillé la lettre de jussion à ung sien amy pour la fere execute)' selon sa forme et teneur; voir ci-dessous art. CCLXXVI bis.
(-) Par d'autres lettres en date du 12 mai (art. CCLXV), on voit que le personnage chargé de traiter de cette affaire avec les religieuses de Poissy fut l'échevin Guy Lormier, accompagné du Greffier de la Ville.
'3> Monastère royal de Saint-Louis, fondé en i3o5 par Philippe le Bel pour des religieuses de l'ordre de Saint-Dominique.
(-) La forêt de Senard, en Brie. — Pour l'éclaircissement de ce passage et de ce qui suit, voyez ies lettres de l'amiral de Coligny en date du 18 avril, celles du Bureau au Connétable en date du 12 mai, et l'analyse des lettres patentes du 2 4 avril: art. CCXLIV, CCLXV et CCLXX.
<-> Les lettres de Coligny et la réponse du Bureau sont rapportées aux articles ci-dessus CCLVI et CCLVII.
(-> La Fère, chef-lieu de canton, arrondissement de Laon (Aisne).